Culture
La plantation reçois de nombreux soins. Le terrain, l'arbre, les feuilles sont surveillés et sont analysés régulièrement. L'entretien de la plantation est généralement dévolu aux hommes, la cueillette aux femmes.
La cueillette est une opération manuelle dans la majeure partie des cas et nécessite une grande dextérité. Des essais de cueillette mécanique ont été entrepris (pour les thés de plaine uniquement) mais donnent de moins bons résultats. La théorie réclame que l'on ne cueille sur le théier que les feuilles situées à l'extrémité de chaque rameau tourné vers le soleil ; les théiers sont taillés de façon à obtenir de véritables tables de cueillette destinées à rendre moins éprouvant le travail des cueilleuses mais à assurer au thé la meilleure qualité et à donner au théier endurance, rendement et robustesse.
Le thé récolté est ensuite jeté dans un panier qui contient environs 25 à 30 kg de thé frais (ce qui équivaut à 5 à 7 kg de thé manufacturé). Dès qu'un panier est plein, il est apporté à la manufacture située au cœur de la plantation.
La cueillette est sans doute l'opération la plus délicate dans la culture et la fabrication du thé. Le principe général de qualité veut que, plus les feuilles cueillies sont proches du bourgeon terminal, meilleure sera la qualité. En effet, c'est à l'extrémité de l'arbuste que la sève est la plus concentrée : la saveur n'en sera donc que plus subtile.
On distingue trois types de cueillette :
La
cueillette Impériale :
Elle consiste à ne cueillir que le bourgeon terminal appelé « PEKOE » (du Chinois PAK-HO signifiant « duvet » ) ainsi que la feuille la plus proche du Pekoe. Cette cueillette autrefois réservée aux empereurs a quasiment disparu
La
cueillette fine :
Elle consiste à récolter le bourgeon terminal et le deux feuilles qui lui sont le plus proche.
La
cueillette classique :
Elle consiste à récolter le bourgeon terminal arrivé à maturité et les trois ou quatre feuilles qui lui sont le plus proche